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Salon de l’Agriculture 2026 : un produit à 6 € humilie les grandes tables parisiennes

24 février 2026

Julien Mariani
Rédigé par Julien Mariani

Chaque année, il se passe la même chose au Salon de l’Agriculture.

Les chefs arrivent tôt. Très tôt. Avant les journalistes, avant les politiques, avant la foule. Ils connaissent les producteurs par leur prénom. Ils goûtent, ils négocient, ils repartent avec des cartons.

Quand vous arrivez, vous, certains étals sont déjà à moitié vides.

Ce que ces professionnels cherchent, cette année, c’est précisément ce que nous allons vous révéler ici.

Ce que les chefs savent que vous ne savez pas encore

Les médailles du Salon ne sont pas toutes égales.

Certaines récompensent un produit qu’on attendait. D’autres désignent une surprise, un producteur inconnu, une région qu’on n’avait pas vue venir, un rapport qualité-prix qui défie la logique.

Ce sont ces surprises-là que les chefs traquent. Pas pour la médaille. Pour ce qu’elle dit : quelqu’un fait quelque chose de remarquable ici, et personne ne le sait encore.

Cette année, cinq produits ont déclenché cette réaction dans les cuisines professionnelles. Les voici.

1. L’huile d’olive du Gard médaillée d’or : la région qu’on n’attendait pas

Quand les premiers résultats sont tombés, plusieurs acheteurs ont vérifié deux fois.

Une huile d’olive AOP de la région de Nîmes, médaille d’or catégorie fruité vert. Des notes d’artichaut cru, une longueur en bouche que les jurés ont comparée aux meilleures toscanes.

Produite à deux heures de Marseille. Inconnue hors de sa région jusqu’à aujourd’hui.

Les chefs l’ont adoptée pour une raison simple : elle fait deux choses que les grandes huiles ne font qu’une à la fois. Elle tient la cuisson. Elle se sert crue sur un carpaccio. Deux usages, une seule bouteille.

Commandez-la directement au domaine. Dans trois semaines, vous ne la trouverez plus, je vous le promet.

2. La fraise de Carpentras : les cuisiniers ont déjà passé commande

La saison officielle commence en avril.

Mais les premiers arrivages sont apparus au Salon et les professionnels qui ont pu y goûter n’ont pas attendu. Ils ont passé commande sur place.

La fraise de Carpentras est petite, irrégulière, parfumée d’une façon qui n’appartient qu’à elle. Elle ne voyage pas bien. Elle ne se conserve pas longtemps.

C’est exactement pour ça qu’elle vaut de l’or.

Ce que savent les chefs, et que les cuisiniers amateurs découvrent chaque printemps avec retard : il faut la guetter dès la fin mars sur les marchés provençaux. Une semaine de patience. Ou une semaine de regrets.

3. Le vin du Gard à 6,71 € : le « scandale » de cette édition

Voilà ce qui s’est passé lors de la dégustation.

Plusieurs sommeliers présents ont évalué ce rouge Costières-de-Nîmes à l’aveugle. Leurs estimations : entre 14 et 18 €. Un jury professionnel lui a décerné la médaille d’argent.

Son prix public : 6,71 €.

Ce type de résultat arrive rarement. Quand il arrive, les professionnels le savent immédiatement. Ils le notent. Ils le referment dans leur carnet. Et ils continuent de marcher dans les allées comme si rien ne s’était passé.

C’est la bouteille à amener chez des amis pour les impressionner sans rien dire. Celle qu’on pose sur la table un soir de semaine, sans cérémonie. Celle dont on révèle le prix en souriant, après le troisième verre.

4. Le saucisson d’Auvergne affiné 8 semaines : le retour de ce qui prend du temps

Dans un salon où la tendance est à l’innovation, ce producteur auvergnate a fait le pari inverse.

Huit semaines d’affinage. Une belle fleur blanche en surface. Une texture qui fond plutôt qu’elle ne se mâche. Un goût de noisette légèrement fumé qui persiste longtemps après la dernière bouchée.

Les charcutiers artisanaux qui s’y sont arrêtés samedi matin n’ont pas été nombreux à repartir les mains vides.

Ce saucisson représente ce que le Salon révèle à son meilleur : un savoir-faire que la vitesse avait failli effacer, remis en lumière par une médaille que personne n’avait anticipée.

5. Le miel de châtaignier corse : pour ceux qui ne veulent pas un miel comme les autres

Ce n’est pas un miel pour tout le monde.

C’est intense. Légèrement amer. Avec une persistance qui surprend la première fois et qu’on recherche ensuite.

Les chefs ne l’utilisent pas comme un miel ordinaire. Sur un plateau de fromages affinés, il remplace la confiture. Dans une marinade de sanglier, il équilibre. Sur du pain de seigle le matin, il réveille.

Une pointe dans une vinaigrette au pastis ? Essayez avant de juger.

Ce miel ne cherche pas à plaire à tout le monde. C’est précisément pour ça qu’il plaît autant à ceux qui le trouvent.

Pourquoi ces cinq produits et pas d’autres

Il y a des centaines de médailles au Salon de l’Agriculture.

La plupart récompensent des produits excellents que les grandes surfaces distribueront dans six mois. Ces cinq-là ont quelque chose de différent : ils viennent de producteurs qui ne travaillent pas pour la distribution de masse. Leur production est limitée. Et maintenant que les professionnels les ont repérés, le délai avant la rupture de stock se compte en semaines, pas en mois.

Notez les noms. Commandez en direct si vous le pouvez.

La prochaine fois que vous verrez ces produits mentionnés dans une carte de restaurant, vous saurez que vous les avez découverts avant.

FAQ

Où trouver les produits médaillés du Salon de l’Agriculture 2026 ? Directement sur les sites des producteurs, dans les épiceries fines régionales et sur les marchés de plein air provençaux. Certains producteurs expédient en direct à la commande.

Quel est le meilleur vin rouge médaillé au Salon 2026 pour moins de 10 € ? Le Costières-de-Nîmes médaillé d’argent à 6,71 € est la révélation de cette édition. Plusieurs sommeliers l’avaient estimé entre 14 et 18 € lors d’une dégustation à l’aveugle.

La fraise de Carpentras est-elle disponible en dehors de sa saison ? Non. Sa saison s’étend d’avril à juin environ. C’est précisément cette rareté qui fait sa valeur et qui explique pourquoi les professionnels la réservent dès le Salon.

Julien Mariani

JULIEN MARIANI

Avec Pastis & Olive, j’ai voulu créer un coin du web qui sent bon la cuisine du Sud, les olives, le romarin… et un bon verre de pastis.
Je partage ici mes recettes préférées, mes coups de cœur du terroir, mais aussi des conseils maison, jardin et bricolage — parce qu’un art de vivre, ça va bien au-delà de l’assiette.

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